Prochaine conférence


RENCONTRE AVEC DANY-ROBERT DUFOUR

 

 

LA LIBRAIRIE LES TEMPS MODERNES en partenariat avec l'association ALEF

 

Nous vous invitons à rencontrer Dany-Robert Dufour à l'occasion de la parution de son livre

 

"Baise ton prochain : Une histoire souterraine du capitalisme"

 

 

 

MARDI 26 NOVEMBRE 18h30

entrée libre 

 

Librairie Les Temps Modernes

57 rue N.D. De Recouvrance

45000 Orléans

02 38 53 94 35

 

 

LE LIVRE : "Cet essai résulte d’une sidération. Celle qui m’a saisi lorsque je suis tombé sur un écrit aujourd’hui oublié, Recherches sur l’origine de la vertu morale de Bernard de Mandeville. C’est en 1714, à l’aube de la première révolution industrielle, que Mandeville, philosophe et médecin, a publié ce libelle sulfureux, en complément de sa fameuse Fable des abeilles. Cet écrit est le logiciel caché du capitalisme car ses idées ont infusé toute la pensée économique libérale moderne, d’Adam Smith à Friedrich Hayek. Fini l’amour du prochain ! Il faut confier le destin du monde aux “pires d’entre les hommes” (les pervers), ceux qui veulent toujours plus, quels que soient les moyens à employer. Eux seuls sauront faire en sorte que la richesse s’accroisse et ruisselle ensuite sur le reste des hommes. Et c’est là le véritable plan de Dieu dont il résultera un quasi-paradis sur terre. Pour ce faire, Mandeville a élaboré un art de gouverner – flatter les uns, stigmatiser les autres – qui se révélera bien plus retors et plus efficace que celui de Machiavel, parce que fondé sur l’instauration d’un nouveau régime, la libération des pulsions. On comprend pourquoi Mandeville fut de son vivant surnommé Man Devil (l’homme du Diable) et pourquoi son paradis ressemble à l’enfer.Trois siècles plus tard, il s’avère qu’aucune autre idée n’a autant transformé le monde. Nous sommes globalement plus riches. À ceci près que le ruissellement aurait tendance à couler à l’envers: les 1 % d’individus les plus riches possèdent désormais autant que les 99 % restants. Mais on commence à comprendre le coût de ce pacte faustien : la destruction du monde. Peut-on encore obvier à ce devenir ?"

 

L' AUTEUR : Dany-Robert Dufour est philosophe. Il a été professeur des universités et a enseigné la philosophie de l’éducation à l’université Paris 8 jusqu’en 2015. Il a été détaché au CNRS de 2000 à 2004 dans une équipe de psychanalyse, puis directeur de programme au Collège International de Philosophie de 2004 à 2010, puis résident à l’Institut d’études avancées de Nantes en 2010-2011.Il enseigne régulièrement à l’étranger, en particulier au Brésil et au Mexique. Son travail porte principalement sur les systèmes et les processus symboliques et se situe à la jonction de la philosophie du langage, de la sémiologie, de la philosophie politique et de la psychanalyse. 

Dernières conférences


 

CONFERENCE DE BERNARD VANDERMERSCH

 

 

DU PÔLE PARANOIÄQUE AU PÔLE SCHIZOPHRENIQUE DES PSYCHOSES

 

 

MERCREDI 20 MARS 2019  20h30

MAISON DES ASSOCIATIONS D'ORLÉANS

 

 

La question de départ est : Pourquoi le moi semble-t-il préservé dans certaines psychoses (les paranoïas) alors qu’il peut être « perdu » selon les mots mêmes des patients dans les schizophrénies ? Le Nom-du-Père intervient-il et comment dans la constitution du Moi ? Dans ce cas pourquoi sa forclusion n’entraîne-t-elle pas ipso facto une atteinte de ce moi ? Dans la tentative de répondre à cette première question je pose une hypothèse sur la structure de l’espace du signifiant dans la paranoïa et dans la schizophrénie. En notant que la topologie du signifiant qu’implique le schéma I de la psychose de Schreber se distingue de celle qu’implique le schéma R (du fantasme névrotique) mais aussi de la propriété saussurienne du signifiant, il s’en déduirait des différences essentielles entre les destins de l’objet a dans la névrose, la schizophrénie et la paranoïa. Restera donc à reprendre la question de la conservation ou non du moi en rapport avec cette différence entre les espaces du signifiant dans la schizophrénie et la paranoïa, si bien sûr, elle est pertinente.

 

Bernard Vandermersch

 

Conférence reportée au samedi 22 septembre 2018